Brou

Partage Facebook
Située au croisement de part et d’autre de routes importantes : l’une qui, d’Est en Ouest relie Orléans à Saint Malo et l’autre venant de Chartres et qui, se divisant  à Brou, permet de se diriger soit vers Le Mans, soit vers Tours. Cette situation géographique privilégiée, à la limite de la Beauce et du Perche, vaut à Brou, une place prépondérante sur le plan commercial.
Sans prétendre  fixer avec précision la date de l’origine de Brou, on peut affirmer qu’elle remonte au moins au Ve siècle, époque  à laquelle fut fondé le monastère de St. Romain sur la rive droite de l’Ozanne. Le territoire de Brou faisait alors partie du domaine de Clovis. A sa mort Clothilde , son épouse , en fit don aux religieux de Chartres . Plus tard il passa aux mains des évêques qui en restèrent longtemps les suzerains. Vers le milieu du XIe, Guillaume Gouët 1e, seigneur de Montmirail, Authon et la Bazoche épousa Mathilde qui lui apporta en dot, Alluyes et Brou. Par cette union naquirent les 5 baronnies qui formèrent le Petit-Perche ou Perche-Gouët.
A cette époque de guerres intérieures continuelles, la grande occupation des seigneurs était de faire construire des châteaux. C’est le Fils de Gouët 1e qui fit bâtir celui de Brou. Les Gouët restèrent maître du pays pendant plusieurs générations. Mais par la suite de mariages et d’héritages, le domaine passa à d’autres seigneurs. En 1493, la baronnie de Brou fut distraite des cinq baronnies et vendue. Mais en 1505 paraît FLORIMOND ROBERTET, trésorier du Royaume et secrétaire des Finances sous Charles VII. Il aimait particulièrement Brou et grâce à lui, l’aspect de la ville changea. Il fit tracer plusieurs rues, construire la Halle en bois, restaurer presqu’entièrement l’église. Les armoiries de la Ville qui ont leur origine dans le blason de   Florimond Robert et perpétuent sa mémoire. En 1589, HENRI IV, dans sa lutte contre les Ligueurs, fit bombarder Brou. Le château fut détruit, la ville prise et pillée. Pendant la longue période qui précéda la Révolution, Brou se développa peu à peu mais sans vraiment perdre son aspect primitif. La construction de l’Hôtel de Ville fut entreprise en 1886. C’est surtout pendant la dernière décennie que Brou a façonné sa physionomie actuelle.. Sa base de Loisirs et de plein Air de 36 hectares. (Dont 20 de plan d’eau) ses multiples activités sportives, son marché animé et coloré le mercredi matin, l’accueil des commerçants font de Brou un centre attractif pour le touriste d’un jour ou le vacancier. (Camping 4 hectares avec 200 emplacements de caravanning délimités par haies).
Brou au cours du temps s’est appelé successivement : Braiolum, vers 1030 ; Braitum, 1095 (charte du prieuré de Nottonville).
Braiol, vers 1060 ; Braiacum, vers 1110 (charte du prieuré de Vieuvicq).
Braiaum, vers 1070 (cartulaire de Saint-Père-en-Vallée).
Braiotum, vers 1250 (pouillé). Bragaotum, vers 1500 (nécrologie de Saint-Père-en-Vallée).
Brou-la-Noble, 1620 ; Brou-sur-l’Ozanne, 1626 (charte de la fabrique de Brou).
Saint-Lubin de Brou, 1736 (pouillé)
Il y avait deux prieurés à Brou, celui de Saint-Romain, dépendant de l’abbaye de Saint-Père-en-Vallée, et celui de Saint-Jean, dépendant de l’abbaye de Saint-Jean-en-Vallée, et une chapelle de Saint-Flambourg, fondée en 1305.
Brou était une des cinq baronnies du Perche-Gouët, vassale de l’évêché de Chartres et ressortissant pour la justice au bailliage de Chartres.
Brou était le chef-lieu d’un doyenné, dépendant de l’archidiaconé de Chartres et comprenant les paroisses d’Alluyes, Andeville, Boisvillette, Boncé, Bouville, Brou, Bullou, Champrond-en-Gâtine, Combres, DSampierre-sous-Brou, Epeautrolles, Frazé, Fresnay-le-Comte, Happonvilliers, Luigny, Magny, Méréglise, Meslay-le-Grenet, Meslay-le-Vidame, Miermaigne, Montemain, Montigny-le-Chartif, Morancez, Nonvilliers, Rouvray-Saint-Florentin, Saint-Avit, Saint-Hilaire et Saint-Jacques d’Illiers, Saint-Denis-de-Cernelles, Saint-Eman, Saumeray, Thivars, Vieuvicq, Villeneuve-Saint-Nicolas et Vitray-en-Beauce.
En 1790, Brou devint le chef-lieu d’un canton du district de Châteaudun qui comprenait les communes de Brou, Dampierre-sous-Brou, Mottereau, Unverre, Vieuvicq et Yèvres.